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Outre-mer : sauver la biodiversité en danger

Biodiversité vendredi 01 avril 2011

Tuit-tuit - Crédits Photo : Franck Theron - Seor Cinq ans pour contribuer à stopper le déclin de la biodiversité ultra-marine, tel est l’objectif du programme européen «LIFE+ CAP DOM : conservation de l’avifaune prioritaire des Départements d’Outre-mer». Coordonné au niveau national par la LPO, et au niveau local par trois associations et un Parc national, ce projet s’inscrit à la fois dans l’Année des outre-mer français et dans l’Année internationale des forêts, célébrées en 2011.

Faune et flore ultramarine en déclin : inverser la tendance

Près de 98 % des espèces de faune vertébrée française se concentre sur 22 % de notre territoire, en outre-mer. Les Collectivités Territoriales d’Outre-mer françaises comptent plus d’oiseaux endémiques que toute l’Europe continentale. La Guadeloupe et la Martinique font partie des hotspots de la biodiversité mondiale. La Guyane abrite une des dernières forêts primaires tropicales quasiment intacte de la planète et La Réunion se situe dans l’une des plus fortes zones d’endémisme du monde.

Or, cette biodiversité unique est aujourd’hui en danger. La France figure ainsi au 8ème rang mondial pour la faune et la flore menacées, et au 7e rang pour le nombre d’espèces d’oiseaux mondialement menacées. Les DOM hébergent 18 espèces d’oiseaux nicheurs au statut mondial défavorable. Le taux d’extinction de l’avifaune en outre-mer est supérieur de 30% à celui du continent et près de 10 espèces d’oiseaux s’y sont éteintes ces 10 dernières années.

En proposant des actions pionnières et adaptées au contexte ultramarin, le LIFE+ CAP DOM entend inverser cette tendance.

Ces actions seront mises en place par l’AOMA en Martinique (association ornithologique de la Martinique), le GEPOG en Guyane (groupe d’étude et de protection des oiseaux en Guyane, la SEOR (société d’études ornithologiques de La Réunion) et le Parc national de La Réunion, pour ce dernier département. Associer l’expertise des associations et des gestionnaires locaux en matière de biodiversité à celle des interlocuteurs économiques, institutionnels et scientifiques, c’est faire le pari de concilier conservation de la nature et développement des territoires.

En parallèle, les acteurs de ce programme se mobilisent pour faire découvrir la richesse de la biodiversité ultra-marine au grand public. Ainsi, tout au long de l’Année des outre-mer, des actions de sensibilisation seront organisées à la Réunion notamment : du 18 au 22 mai, différentes visites de sites sont prévues dans le cadre de la Fête de la nature.

86 % des espèces d’oiseaux dépendent du milieu forestier

Une des dernières forêts tropicales primaires au monde se situe sur le territoire français, en Guyane. Près de 86 % des espèces d’oiseaux dépendantes du milieu forestier ne peuvent tolérer qu’un niveau modéré de dégradation de l’habitat, 45 % ayant besoin d’un milieu quasiment primaire.

Or, la déforestation des forêts tropicales représente la plus grande menace à laquelle sont confrontées la faune et la flore sauvages.

Le Coq de roche orange, le Tuit-tuit ou le Moqueur à gorge-blanche sont au cœur du LIFE+ CAP DOM. La gestion conservatoire des forêts, dont ils dépendent, vise donc à réconcilier exploitation des ressources forestières et protection de la biodiversité.

Si les oiseaux sont au cœur de ce programme, c’est qu’ils sont les indicateurs les mieux connus et parmi les plus fiables de l’état de conservation de l’environnement.

Ce programme est soutenu par l’instrument financier européen pour l’environnement Life+ qui comprend un sous-volet biodiversité, ouvert depuis 2007 aux DOM.

Plus d'informations sur le site : LIFE+ CAP DOM

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